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Quizz Presse

  1. A qui attribue-t-on le premier journal périodique français ?

    Le premier périodique imprimé au monde, un journal de quatre pages intitulé Relation, fut lancé à Strasbourg en 1605 par Jean Carolus. Dès 1610, un annuel paraît en France: le Mercure François, édité par Jean et Etienne Richer. Il contient sur plus de 1000 pages, des nouvelles du monde, de l’Europe et de France. C’est l’ancêtre de la presse française.
    Mais on retient surtout Le médecin du roi Théophraste Renaudot qui obtient du ministre Richelieu le monopole de la presse. Il lance en 1631 la célèbre feuille d’information hebdomadaire La Gazette qui tire son nom de “gazetta”, une monnaie qui équivaut à Venise au prix d’un journal. La Gazette sera l’organe officieux du pouvoir, Louis XIII y écrira régulièrement. Un prix littéraire, le prix Renaudot, fondé en 1925, perpétue la mémoire du fondateur de la presse française.

  2. Qu’est-ce qu’une “mazarinade” ?

    Nous sommes vers 1650. Les mazarinades sont des pièces de vers satiriques ou burlesques, pamphlets ou libellés en prose qui furent publiés, du temps de la Fronde, au sujet du cardinal Mazarin. Bien que, pour la plupart dirigés contre ce ministre, le même nom a également été donné aux écrits composés pour le défendre et répondre aux attaques des frondeurs.

    Ce sont les ancêtres des journaux d’opinion et des journaux satiriques.

    Les Mazarinades de l’époque, égratignent La Gazette de Renaudot comme Les Nouvelles Burlesques : « Pluton, empereur des Ténèbres – Quelles nouvelles de France, grand Guerrier ?
    Chastillon – Assez bonnes pour vous… Je vous dirais que je viens du siège de Charenton, qui au dire de ce camus de Renaudot est un fort Chasteau…Je vous assure que ce pendard de Gazettier la fait passer pour la plus forte place de France et néanmoins, ce n’est qu’une bicoque… ».

  3. Pourquoi appelle-t-on familièrement les journaux des canards ?

    Désignant de manière impertinente l’Aigle, symbole impérial, le canard était synonyme de nouvelle fausse ou exagérée : l’Aigle impérial figurait sur les Bulletins de la Grande Armée, publiés dans un objectif de propagande de la gloire napoléonienne.
    Puis, le terme s’est étendu aux feuilles volantes et petits journaux, colportant nouvelles sensasionnelles et faits divers atroces.

    De nos jours, le terme est assez souvent employé sans tonalité péjorative et désigne souvent un quotidien voire un hebdomadaire.

  4. La presse a-t-elle été pleinement libre depuis la révolution française ?

    L’article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen affirme : “la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement (…)”. La presse ne sera pleinement libre qu’entre 1789 et 1792. Ensuite, elle sera contrôlée par le gouvernement. Il faudra attendre la loi du 29 juillet 1881 pour que soit garantit l’indépendance des médias.La IIIème République vote la loi sur la liberté de la presse, dont l’article Ier affirme : “l’imprimerie et la librairie sont libres”. Cette loi est souvent considérée comme le texte juridique fondateur de la liberté de la presse et de la liberté d’expression en France, inspirée par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. Elle est, dans le même temps, le texte qui en limite l’exercice et incrimine certains comportements spécifiques à la presse (appelés « délits de presse »).

  5. En 1898, lors de l’affaire Dreyfus, Emile Zola écrit dans l’Aurore un article qui sera finalement publié sous le célèbre titre “j’accuse…!”. Quel était le titre que Zola avait imaginé initialement ?

    Émile Zola avait rencontré Ernest Vaughan, patron de l’Aurore le matin du 12 janvier, pour parler de son article titré : « Lettre à M. Félix Faure Président de la République ». Les deux hommes étaient convenus de ce rendez-vous afin de préciser les derniers détails de la parution du lendemain. En fin d’après-midi, Zola se présente au journal et donne lecture de son article à l’ensemble de la rédaction. Clémenceau tique. Il n’a pas le même point de vue que Zola, car l’Aurore défend une vision formellement légaliste de l’affaire Dreyfus. L’innocence de Dreyfus doit être prouvée dans un nouveau procès, pas dans un journal. Mais il s’incline devant les qualités du texte en s’exclamant : « C’est immense cette chose là ! ».
    L’équipe rédactionnelle bute sur le titre de l’article : « Lettre au Président de la République ». Ce titre avait été choisi par Zola dans la même veine que ses publications récentes comme « Lettre à la jeunesse ». Mais la décision de publier dans un journal du matin change la donne. Georges Clémenceau et Ernest Vaughan s’emparent du sujet, puisque le titre choisi par le romancier ne convient plus à un organe de presse. Vaughan raconte : « Je voulais faire un grand affichage et attirer l’attention du public. » Le titrage de l’article de « Une » doit en effet pouvoir se lire facilement d’assez loin sur des affiches, et surtout pouvoir se crier dans la rue. L’objet est aussi de répondre à la presse du soir, bon marché, orientée sur le fait divers, « la presse immonde », majoritairement anti-dreyfusarde, dont l’usage est de titrer en très grosse force de caractère. C’est une forme de marque de fabrique, par opposition à la grande presse d’opinion qui titre à la colonne. C’est cette presse contre laquelle Zola s’insurge, et en utilisant l’un de leurs artifices, il s’adresse aussi à son lectorat. On comprend dès lors que le titre initialement choisi par Zola soit inadéquat du fait de sa longueur. Car en effet, en cette fin de siècle, sans média audio-visuel, l’information est dans la rue, et c’est dehors, sur le pavé, que l’on vient la chercher, tout au moins dans les grandes villes. Vaughan cherchant donc un titre qu’on puisse crier, c’est Clémenceau qui met le groupe sur la voie en faisant remarquer : « Mais Zola vous l’indique le titre dans son article : c’est « J’Accuse…! ». C’est donc en regard de la péroraison finale que la rédaction de l’Aurore choisit le titre qui va barrer la « Une » du quotidien le lendemain matin. (source Wikipédia)

  6. Quel est le premier journal de la France libérée (2nde guerre mondiale) ?

    C’est “La Renaissance du Bessin” à Bayeux, dans le Calvados.
    « Je ne suis pas né, comme certains pourraient le croire, de père et de mère inconnus ; non ! Mon père s’appelle l’Événement, ma mère la Libération… Conçu le 18 juin 44, j’ai fait mes premiers pas le 24 juin de la même année… Premier né sur le sol français libéré et pour l’instant unique enfant, j’ai conscience d’avoir par là même beaucoup de devoirs ; en fait de droit, je ne m’en reconnais qu’un seul : droit de cité dans ce Bessin qui m’a vu naître et portera mes premiers pas ; qui le premier a eu l’honneur d’être délivré du joug ennemi et vers lequel convergent en ce moment les regards du monde entier. »
    — Renaissance du Bessin no 2, 27 juin 1944
    Ce journal qui paraît le mardi et le vendredi est aujourd’hui intégré au Groupe Publihebdos, filiale du Groupe Sipa ouest-France.

  7. Quand fût institué le dépôt légal ?

    C’est par une ordonnance en date du 28 décembre 1537 que François 1er institue le dépôt légal. Son but premier est d’enrichir la Bibliothèque royale et de conserver ces oeuvres pour que “la postérité y retrouve dans leur pureté les textes primitifs …”. L’autre intention est la surveillance des ouvrages imprimés en France et de ceux qui imprimés hors du royaume, mais vendus en France. (source “toute la presse Dieppoise de 1815 à nos jours” de Claude Feron)

  8. En jargon de la presse , que désignait la “morasse” ?

    Au temps de la composition au plomb, c’était la dernière épreuve de lecture, obtenue en appliquant sur la page montée encrée une feuille de papier aplatie à la brosse. Trop d’encre rendait la feuille noire et, donc, illisible. Le mot lui-même vient de l’italien “moraccio” (noiraud).

  9. Aujourd’hui la presse hebdomadaire régionale compte 287 titres en France. Combien y-en-avait-il au début du siècle ?

    C’est la Révolution Française en 1789 qui proclame la liberté de la presse et met fin au monopole de Renaudot. Pourtant, c’est surtout la loi de 1881 sur la liberté de la presse qui permet l’explosion des titres. Chaque ville moyenne, chaque arrondissement possède plusieurs hebdomadaires. Ainsi en 1914, il y avait environ 1300 titres différents. En 1940, du fait du développement de la presse quotidienne, on n’en compte plus que 800. Après la seconde guerre mondiale, plus de la moitiè de ces titres vont disparaître du fait de leur publication sous le régime de Vichy.

  10. A qui doit-on cette phrase : « sans la liberté de blâmer il n’est point d’éloge flatteur » ?

    A Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799), une des figures emblématiques du siècle des Lumières.
    Beaumarchais était un homme de combat qui récusait tout privilège, qui veut une société fondée sur le mérite et le travail. Ceci est clairement affiché dans la préface du Mariage de Figaro (1784) : « sans la liberté de blâmer il n’est point d’éloge flatteur » ou bien « il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits ». Homme éclairé de son siècle, il y répandra sa lumière pour y dénoncer l’iniquité de son époque.
    Le personnage de Beaumarchais “Figaro” donnera son nom au quotidien créé en 1826 et qui affiche toujours aujourd’hui à sa une la célèbre réplique : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. »

  11. Où trouve-t-on écrit ce slogan « La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas » ?

    C’est le slogan de l’hebdomadaire Le Canard Enchaîné, il figure en dernière page du journal.
    Le Canard enchaîné est un hebdomadaire satirique français, paraissant le mercredi. Fondé le 10 septembre 1915, par Maurice Maréchal, Jeanne Maréchal, et Henri-Paul Deyvaux-Gassier.

  12. A qui doit-on cette formule : “je ne partage pas vos idées, mais je suis prêt à donner ma vie pour que vous puissiez les défendre” ?

    Il existe d’autres versions de cette formule attribuée à Voltaire (1694, 1778), pour la bonne raison qu’il ne l’aurait jamais écrite. Selon les auteurs du “petit inventaire des citations malmenées” (Paul Desalmand & Yves Stalloni, Albin Michel), cette phrase serait due à une universitaire américaine qui a résumé la pensée de Voltaire en mettant son résumé entre guillemets. Ce qui a conduit de nombreux auteurs à présenter ce résumé comme une citation!

  13. En argot journalistique, que signifie un “marronnier” ?

    C’est un sujet qui revient de façon cyclique au fil des saisons, comme les feuilles des arbres.
    Exemples : les régimes amaigrissants juste avant l’été, la rentrée des classes, les fêtes de fin d’année, etc.

  14. Que signifient une “coquille” et un “bourdon” ?

    Une Coquille ou “Couille”, c’est une faute d’orthographe, d’impression. L’univers des typographes étant, historiquement, essentiellement masculin, le mot « coquille » s’altère bien sûr en « couille », de registre argotique.
    A ne pas confondre avec le “Bourdon”, qui est un oubli d’un ou plusieurs mots dans un article, qui rend la phrase ou le paragraphe incompréhensible.

  15. C’est en 1440 que Gutenberg met au point son procédé de typographique. L’impression se fait alors “à plat”. Quand fût inventée la presse cylindrique, ancêtre de la rotative ?

    En 1812, c’est l’allemand Friedrich Koenig qui invente la presse cylindrique. Remplaçant les presses planes, elle permet au journal londonien The Times l’impression de 1000 pages à l’heure.
    Et c’est en 1846 que l’américain Richard Hoe construit la première presse rotative, à Philadelphie. Cette presse permet des tirages de 95000 exemplaires à l’heure !